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c i t s e k o

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# Posted on Saturday, 25 July 2009 at 7:12 AM

Je vis, je meurs; je me brûle et me noie

Je vis, je meurs; je me brûle et me noie

†. R O M A N E .†



Aujourd'hui, Romane, Emma a acheté une grande carte. Elle a collé quatre de tes photos, là où tu es la plus belle, et des coeurs roses, blancs, rouges. Elle a réussi à accrocher une grande plume blanche, je ne sais pas comment elle a fait. Ton nom s'étalait en grand à l'intérieur, chacune des lettres de ton prénom traçait un mot: Robe, Originale, Majestueuse, Ange, Naturelle, Eternelle. On a tous signé, marqué des petites phrases. Nos autres phrases, celles de la feuille de Louise, vont être lues à haute voix demain. France, Adélaïde et Pauline vont faire quelque chose à part, bien sur. Personne ne voulait nous faire cours, on a quand même passé notre bac blanc. Avec Solène, on a parlé de ce qu'il y avait après, après le vide et le noir, le noir qui nous fait peur.

Hier, Romane, le proviseur nous a tous réunit. Il faisait beau, le prof de sport nous a laissé dans la cour pour qu'on parle. Ils nous ont servis du thé et du café. Je ne mangeais que le sucre. Au cours de théâtre, Camille était effondrée, on a tous discutés. On a apprit que Barbara était réveillée. J'avais très mal au crâne, mais je pensais à ton petit frère, je pensais à ta mère et à tes amies, et je ne pleurais plus. J'avais honte de savoir que jamais je ne souffrirais comme eux. Et pourtant.

Dimanche soir, Romane, Solène m'a appelé quand je sortais de ma douche. Je pensais qu'elle avait besoin d'aide, pour le français, les révisions. Quand elle m'a demandé si j'étais au courant, j'ai encore pensé à des histoires débiles de couples, de nouveautés, à nos petits drames et nos petites joies. Quand elle a prononcé ton nom, j'ai pensé à ton sourire, à ton fou rire. Puis elle a dit les trois mots qui, je le sais, lui restaient en travers de la gorge. Elle est morte, a-t-elle dit, elle est morte. Et morte, Romane, c'était tellement l'opposé de toi, que je ne l'ai pas cru. Non, je ne l'ai pas cru.


Ce soir là, Romane, tu pensais comme tant d'autres que ce n'était qu'aujourd'hui, qu'il n'y avait pas de mal. Tu ne voulais pas te faire disputer, c'est pour ça que vous avez tous préférés monter avec cet homme que vous ne connaissiez pas. Ce soir là, Romane, tu n'as pas souffert, et j'espère que tu n'as même pas vu l'arbre se rapprocher de vous. J'espère qu'à l'arrière, tu riais pour une dernière fois avec Barbara, Alex, Etienne, et que tu n'as pas vu la mort arriver.


Il y a des vies qui s'éteignent, tous les jours. On a tous répétés comment ça s'était passé, on a tous mit des si à l'histoire, pour que tu ne montes pas dans cette voiture, pour que le conducteur ne soit pas bourré, pour que la voiture ait évité l'arbre, pour que tu sois encore en vie. Mais à quoi bon parler, en reparler de tout ça? On ne peut rien faire, et toutes nos larmes sont inutiles. C'est aujourd'hui, Romane, en pensant à ce que je voudrais pouvoir dire à ton enterrement, que j'ai réalisé que je n'avais pas les mots. Mes histoires, mes pauvres morts et tristesses étaient floues, vides, parce que je ne savais rien de la souffrance. Je croyais pouvoir l'écrire, mais c'est aujourd'hui, Romane, que j'ai compris que tu n'étais plus là.

J'ai compris que si Romane est morte, elle ne peut plus sourire.


Sur cette carte, Romane, Louise a écrit quelque chose:

" Je vis, je meurs; je me brûle et me noie "

J'ai appris que c'était cette phrase qui se cachait dans ton pendentif, celui de toujours, celui qui s'est cassé lors de l'accident, celui que personne n'a retrouvé. Tu l'emportes avec toi, Romane, et tous nos mots avec. Et demain, nous serons plus près de toi que nous ne l'avons jamais été, puisque ce sera le jour où tu nous quittera pour de bon. Je ne sais pas où tu vas, Romane: malgré mes putain de théories, je ne sais pas. Mais je n'ai pas peur, car peu importe ce que tu vas voir, je sais que tu seras heureuse. Et que, de là où tu nous attendras, tu entendras nos paroles. Tu resteras en nous, à jamais.



Quand à mon tour je rirais pour la dernière fois, je sais que je verrais ton visage. Ce jour-là, je cesserais de souffrir.






(Voilà. L'année se termine, chacun de nous rentre chez lui après le dernier conseil de classe. Comment retourner au soleil, à la vie, aux heures de baignades avant les examens, qu'on ne révise pas, que tu n'aurais pas révisé? Comment retourner à la joie, ou même au travail, à tout le reste, à tout ce qui n'est pas toi? Je suis passée hier devant l'église, riant avec les autres, nous revenions de la plage: tout m'est revenu, et je n'ai plus pu sourire. Il le faut bien, pourtant. Romane, pardonne nos futilités, car c'est tout ce qu'il nous reste, après ton départ. Je veux laisser de toi une marque indélébile, partout où j'irais, partout où je me cache sous les pseudo, partout où j'écris, où j'existe. Ici, ailleurs. Tu vibres à travers moi, et je te veux dans chacun de mes mots, puisqu'on m'a privée de ton sourire éternel.)
(Je t'ai aimé, Romane, et aime encore ton fantôme)
( après cet article, l'océan de vert: oui, j'ai tout enlevé. Je ne sais pas s'il faut réouvrir les fenêtres sur mon monde de couleur et de futilités... sans doute ne faudrait-il gardé que la dernière écriture grise, que le dernier psaume, que mon adieu à Romane. Sans doute. Je sais que si j'étais en dehors de moi, si j'étais mon amie, je me dirais: retrouve tes couleurs, reprends-les, tu as le droit. Et je me fâcherais, parce qu'il ne faut pas s'accrocher au passé. Sans doute. Alors... j'ouvrirais d'autres fenêtres, ailleurs. Peut-être plus jamais ici. )

# Posted on Tuesday, 21 April 2009 at 2:01 PM

Edited on Friday, 12 June 2009 at 7:59 AM

O Saya



Let this incredible wind bring you over the buildings
Over the mountains, over the lakes, over the thousand voices
Thousand voices singing, shouting, thousand people living
Dying

Let this wind bring you, slumdog
Bring you to life


O saya yero wahe
A rowa yo
A rora mesho mahe
Yeh yoha yeh

They can't touch me
We break our friends so fast
They can't even touch me
Been that
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# Posted on Friday, 17 April 2009 at 11:01 AM

Edited on Tuesday, 18 August 2009 at 4:34 AM

Gonna Let Go

Gonna Let Go


Si le monde était à refaire,
Je le ferais au Nord-Niger :
Je troquerais mon bout de mer
Pour le silence du désert...
Eh mon frère!!
Alors je deviendrais Ishoumar
Un vrai Touareg qui se dirige même dans le noir !!



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IF YOU REALLY WANNA FLY

YOU GONNA LET GO !!


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Si le monde était à refaire,
Je le referais avec toi ...
Toi mon ami, toi mon frère :
Le vieux guerrier Abdallâh !!
Je me mettrais à tes côtés,
Une guitare au bout des doigts,
Mi en silence, mi-énervée,
Je chanterais la liberté !!



# Posted on Tuesday, 10 February 2009 at 2:49 PM

Edited on Tuesday, 18 August 2009 at 4:35 AM